Qui suis-je ?

Voici l'histoire d'une femme qui a longtemps cru que l'amour ne pouvait exister sans le conflit — avant de désapprendre, à petit feu, tout ce qu'on lui avait transmis sans le vouloir sur ce que veut dire aimer.

Celle d'une enfant qui a grandi dans les cris, et qui a mis des années à comprendre que sa colère n'était, en réalité, que de la tristesse déguisée. Celle d'une femme qui a répété, sans le choisir, les mêmes schémas dans chaque relation — jusqu'au jour où une rupture de trop l'a mise à genoux, et où elle a décidé de comprendre, enfin, ce qui se jouait vraiment.

Aujourd'hui, cette femme accompagne des hommes entrepreneurs à travers la méthode L'Art du Nous — pour un couple soutenant et un business qui croît. Mais ce que personne ne voit de l'extérieur, c'est le chemin, long et silencieux, qui s'est joué à l'intérieur pour en arriver là.

Ce que je veux partager ici n'est pas une méthode. C'est le témoignage d'un chemin — pour ceux qui reconnaîtront, dans ces lignes, quelque chose du leur.

Ce qui me définit

Ce qui me caractérise : Solaire · Rassembleuse · Dynamique · Authentique · Bienveillante · à l'écoute profonde, sans jugement

Mes valeurs : Connexion, Contribution, Croissance — le tout chapeauté par l'Excellence.

I — Ce qu'on apprend de l'amour, quand personne ne nous l'apprend

Pendant longtemps, dans la maison de mon enfance, aimer et se déchirer ont voulu dire la même chose. Avec mes parents et mon grand frère, on ne savait pas se parler autrement qu'en criant.

Un soir, j'étais dans ma chambre. J'ai entendu mes parents s'hurler dessus, en bas. Puis ma mère est montée — je l'entendais pleurer en criant. Ce soir-là a été d'une violence rare, et j'étais persuadée qu'ils allaient se séparer. Sous ma couette, il n'y avait plus que la peur et la tristesse.

De ça, sans le vouloir, j'ai tiré une croyance : l'amour, c'est le conflit. Et s'il n'y a pas de conflit, il n'y a pas d'amour. Alors dans toutes mes relations, j'ai recréé, inconsciemment, ce que je connaissais — parce que c'était ma zone de sécurité. Forcément, ça ne fonctionnait pas.

Je me suis sentie seule, à part, déconnectée des autres — une tristesse profonde que je montrais au monde à travers la colère. Jugée, sous-estimée, rabaissée. Ne pas avoir fait de longues études, à mes yeux, ça voulait dire être moins intelligente, moins douée que les autres.

Adolescente, il y a eu ce soir où j'allais vraiment mal. Assise sur le rebord de ma fenêtre, je me suis posé une question que je n'aurais jamais dû avoir à me poser à cet âge-là : est-ce que cette vie valait vraiment la peine d'être vécue ?

Et en vacances, je passais de longs moments seule sur les rochers, à écouter le bruit des vagues, à pleurer une tristesse que je ne savais pas nommer.

Je ne savais pas encore que cette solitude-là deviendrait, bien plus tard, ma manière la plus sûre d'entendre les autres.

LA MORALE

J'ai mis longtemps à comprendre que ce silence rempli de cris n'était pas la définition de l'amour — seulement celle que j'avais reçue. On ne choisit pas les histoires qui nous fondent. Mais on peut choisir, un jour, de ne plus les répéter.

II — Le canapé en cuir gris

Ça a commencé bien avant que je ne veuille le voir. En 2015, j'ai poussé pour la première fois la porte d'une psychanalyste — sans vraiment savoir ce que je cherchais. Mais c'est en 2019, après une énième rupture, une de trop, que j'ai vraiment mis le paquet.

Je me revois assise sur mon grand canapé en cuir gris, à pleurer, seule et incomprise. Sur le moment, j'ai vécu cette séparation comme un échec. En réalité, elle a été un magnifique cadeau.

Un besoin vital d'aller en profondeur pour comprendre pourquoi mes relations amoureuses ne fonctionnaient pas. La PNL, la kinésiologie, l'hypnose, l'EMDR, le Human Design — j'ai tout essayé, jusqu'à comprendre ce qui générait ces ruptures : des croyances liées à mon enfance, une dépendance affective, un manque d'estime et d'amour envers moi-même.

Cette période a été très éprouvante émotionnellement. Mais je n'ai rien lâché.

LA MORALE

Il faut parfois toucher le fond d'un canapé en cuir gris pour comprendre qu'on ne répare rien de ce qu'on refuse de regarder. Cette rupture-là n'a pas été un échec. C'était le premier pas d'un chemin que je n'aurais jamais choisi de mon plein gré — et dont je ne reviendrais pour rien au monde.

III — Une histoire vécue, des deux côtés

C'est dans cette continuité que je me suis inscrite à l'école de coaching de David Laroche — non pas pour en faire un métier, juste pour continuer à apprendre sur moi. C'est aussi à cette période que j'ai rencontré mon ex, entrepreneur, et que je l'ai suivi jusqu'à Chambéry — moi qui pensais ne jamais pouvoir quitter ma région natale.

Lui était entrepreneur. Moi, encore salariée. Je lui reprochais tout le temps son manque de temps, de présence, de disponibilité. Délaissée, pas prioritaire, pas importante.

Et puis je suis devenue entrepreneure à mon tour. Et là, j'ai compris. Parce que c'est exactement ce que j'ai fait, moi aussi. Je me suis isolée. J'ai fait passer mon business avant lui. Et lui me reprochait, à son tour, mon absence.

Un soir, pourtant, sur ce canapé, j'ai senti qu'il avait besoin de parler. Alors j'ai vraiment écouté. Sans faire autre chose, sans l'interrompre, sans penser à me défendre. Juste être là, à 100 %. Ça n'a pas été facile. Mais il s'est réellement senti compris, ce soir-là — et on a passé une vraie bonne soirée.

Nous ne nous sommes pas compris à temps, et nous nous sommes séparés. Je me suis fait accompagner par mon coach. Et j'ai eu la chance que mon ex accepte de répondre à mes questions — de me dire ce qu'il avait vraiment vécu, ressenti. Comme on ne l'avait jamais fait quand on était ensemble. Ces échanges m'ont appris plus sur les hommes que n'importe quelle formation.

LA MORALE

On passe sa vie à vouloir être compris avant même d'essayer de comprendre. Ce soir-là, sur ce canapé, j'ai appris ce qu'une vraie présence pouvait changer — même si, pour nous, ça venait trop tard.

IV — Je suis morte le 16 juin, pour renaître le 17

En juin 2024, j'ai fait le séminaire EPR de David Laroche.

Le 16 juin, dans ma voiture, sur la route du retour de Bruxelles vers Paris, je suis morte — pour renaître, le 17 juin, en étant une nouvelle femme. Ce jour-là, je me suis dit : je veux, et je vais me créer une vie extraordinaire — et je vais aider les gens sur cette terre à en faire de même.

Depuis, mon ascension a été fulgurante. J'ai arrêté de fumer. Je me suis mise au sport. J'ai appris à protéger mon énergie, à être pleinement présente avec les gens qui m'entourent. Beaucoup plus solaire — et quand la tristesse ou la colère sont là, c'est ok : je les accueille, je me demande ce qui les a fait naître, plutôt que de les fuir.

J'ai démissionné de mon CDI, de ma vie confortable en région parisienne, dans une maison que j'avais fait construire. Moi qui pensais ne jamais pouvoir quitter ma ville natale. Je me suis mise à mon compte. Et j'ai appris à me prioriser — sans devenir individualiste. Parce que tu es la seule personne avec qui tu vas passer absolument toute ta vie.

LA MORALE

Un tournant n'est jamais une circonstance. C'est une décision qu'on prend seul, dans une voiture, un soir de juin — celle de devenir quelqu'un d'autre à partir de maintenant.

V — Seule à Chambéry, à 500 km de tout

Ce qui s'est passé ensuite, je ne l'avais pas anticipé. Seule, à Chambéry, à 500 km de ma ville natale, de ma famille, de mes amis — un business de quelques mois à peine, et un appartement à rendre sans en avoir trouvé un autre.

Le 29 décembre, je ne savais pas où j'allais dormir le 5 janvier. Je me revois dans mon appartement, seule, à me demander : qu'est-ce que je fais ? J'ai fini par appeler ma propriétaire, lui raconter mon histoire, et lui demander si je pouvais garder l'appartement. Elle m'a dit oui — avec une bienveillance et une inquiétude sincères, parce que ce logement était grand, et cher pour moi seule. Je lui ai dit que c'était ok.

À Chambéry, j'ai rencontré des gens exceptionnels. Le cercle d'amis qui m'entoure aujourd'hui a été d'une bienveillance folle, et je leur en suis profondément reconnaissante. Je me sens épanouie comme je ne l'ai jamais été — même si ce n'est pas le cas tous les jours. Une sacrée revanche sur toutes ces soirées passées à me sentir triste.

Cette solitude, aujourd'hui, quand elle est là, c'est uniquement parce que je l'ai choisie.

LA MORALE

Il y a la solitude qu'on subit, et celle qu'on choisit. Entre les deux, il n'y a souvent qu'un coup de fil qu'on ose enfin passer.

Envie d'aller plus loin ?

Si tu es un homme entrepreneur et que tu te reconnais dans une partie de mon histoire — la solitude, la charge mentale, l'impression de devoir choisir entre ton couple et ton business — j'accompagne aujourd'hui des hommes comme toi à travers la méthode L'Art du Nous.